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L'hommage des PEplautes A

Bernard Pivot    

 

 

 

Fin juin 2001, l'émission littéraire Bouillon de Culture s'est arrêtée. Bernard Pivot, son emblématique présentateur, après de longues années à avoir fait le bonheur de ses lecteurs-téléspectateurs, a décidé que c'en était fini.

Amélie Nothomb a été invitée trois fois sur ce plateau presitgieux, la dernière fois étant justement pour la dernière de Monsieur Pivot, émission diffusée le 29 juin 2001 !

Pour cette occasion, certains Péplautes ont voulu exprimer leurs remerciements à Bernard Pivot pour leur avoir permis de découvrir ou connaître mieux de nombreux auteurs.

Dix d'entre nous ont écrit un petit texte ; l'idée de départ étant de faire découvrir à Bernard Pivot au fil de nos textes, pourquoi nous envoyions nos textes ensemble, qui nous reliait, en laissant petit à petit des indices sur notre identité de Péplautes, mais sans jamais prononcer clairement le nom d'Amélie Nothomb.

Nous avons bien entendu fait parvenir ces textes également à Amélie.

 

 

 

HOMMAGES A BERNARD PIVOT

 

 

 

 

Quelque part, au mois d’avril 2001

 

  

Cher Monsieur,

Cher Bernard Pivot,

 

 

Les écrivains ont écrit,

les lecteurs ont lu,

les téléspectateurs ont vu.

Grâce à Vous.

 

Grâce à vous,

les écrivains ont parlé,

les lecteurs, écouté,

les téléspectateurs, admiré.

 

Les uns se sont mêlés aux autres,

ils se sont lus mutuellement, 

écoutés, critiqués, appréciés, apostrophés.

Des découvertes et des rencontres se sont produites,

incroyables, improbables, impensables, inoubliables :

un vrai bouillon de cultures !

 

Seuls,

la joie, le bonheur et la richesse que vous nous avez apportés,

nous consoleront de votre départ,

de la fin de "notre" rendez-vous du vendredi soir.

 

Les écrivains se sont rassemblés, ils vous ont dit leur reconnaissance,

ils ont exprimé publiquement leur soutien, leur amitié, ils vous l'ont écrit.

 

Ici,

ce sont des lecteurs, des téléspectateurs, plus précisément des "Péplautes"*

qui vous expriment à leur tour leur gratitude et leurs remerciements.

 

 

Pour l'extraordinaire cadeau que vous nous avez donné,

MERCI, Monsieur Pivot.

 

 

                                                                              Marielle Tarrade,

 

 

* : explications dans le cours de cet envoi

 

                                                                                               qui laisse la parole à  Marie...  

 

 

         

 

 

Monsieur Bernard PIVOT,

 

Le Mystère péplaute vous sera bientôt éclairci,

Vous le comprendrez au fil de notre lecture, petit à petit.

Je vous connaissais, mais je vous ai vraiment découvert (grâce à elle)

Quand, alors que je connaissais ses mots, je l'ai vraiment découverte. (grâce à vous).

C'était en septembre dernier, c'était il y a si peu finalement,

Je me dis souvent que j'en ai perdu du temps.

Mais sans doute, les rencontres viennent à point,

Et les souvenirs de tels croisements dans notre chemin ne nous quittent point.

Même si votre émission se termine tout à coup,

De si belles images, de si grands mots et de si forts moments resteront en nous.

Vous m'avez fait découvrir elle, au-delà de l'écrivaine,

Ainsi que le goût de la littérature contemporaine.

Merci de nous avoir fait partager votre amour des mots,

Des livres et de leurs auteurs géniaux.

Merci de nous les avoir présentés et fait s’exprimer, grâce à votre rayonnante passion

Ce qui chaque fois pour nous a ajouté à ces auteurs, une nouvelle dimension,

Leur image animée, leur voix, leur parole : c'est aussi une nouvelle forme d'existence.

Vous aurez été, pour moi, mon découvreur littéraire Par Excellence.

 

Merci et encore bravo à vous, Monsieur Bernard Pivot !

 

Marie-Lamalie  :o)

 

…qui laisse la parole à Guilaine...

 

 

         

 

 

 Cher Monsieur,

Cher Compagnon du Vendredi soir,

 

Je me joins péplautement à cet hommage si juste qui s'impose,

Alors que votre départ fait de "Bouillon de culture" une véritable veuve,

Comment est-il possible de dissocier l'émission de l'homme qui l'incarnait ?

 

Fidèle admiratrice du couple Bouillon Pivot et Bernard Culture, 

J'ai du mal à penser à eux sans les amalgamer.

Ma nostalgie sincère de nos bons moments ne durera pas qu'un pneu.

 

Mes amis me soutiendront pour affronter le vide que vous laissez,

Si Elena reste glaciale, je pourrai compter sur Françoise, sur Emile et sur mon Professeur,

Peut-être pouvons-nous vous rêver un avatar qui vous ressemblerait ?

 

Sera-ce avant que le Sud ne disparaisse et que les livres ne soient brûlés,

Voire pour l'Epiphanie que notre peine de ne plus vous voir sera apaisée ?

Que nous aurons renoncé à commettre un attentat dans les studios de France 2 ?

 

…Divagations complètement métaphysiques,

Esprit errant entre le Soleil-Levant, Mercure et Mars pour son chocolat vert,

Vite, une casserole ! Un coup sur le crâne pour revenir sur Terre !

 

Dômo arigatô gozaimasu, Pivot-San !

 

 

Guilaine Depis, Mascotte de cette communauté

 

 …qui laisse la parole à l'"Exceptionnelle" (dixit Elle) Laureline...

 

 

         

 

 

A Bernard Pivot,

 

Entre les lignes, 

 

Si Elle brûle les livres comme on brûle son âme, 

Si Elle se noie dans des eaux troubles pour mieux renaître, 

Si Elle écrit pour tuer et mourir enfin, 

Si Elle dépose des gouttes de nytroglycérine sur nos vies, 

Si Elle cache les miroirs pour mieux nous les tendre, 

Si Elle attente à nos coeurs pour sonder leurs gouffres, 

Si Elle renverse dans ses héros les préjugés en perversité, 

depuis mon enfance, 

Vous avez été le prêtre cathodique de la littérature, 

Vous, le déclencheur de vocation aussi artistique que pédagogique, 

Vous, le passeur de prose et de vers, le magicien des mots, 

des règles orthographiques et surtout de leurs exceptions. 

Et des exceptions, il y en a eu sur votre plateau, qui ont bouleversé nos vies, perforé nos coeurs, oblitéré nos sensibilités avides de sens et des promesses de la littérature. 

Puisque pour Elle, les livres doivent être des détonateurs, vous êtes de ceux qui nous avez ôté nos combinaisons d'hommes-grenouilles pour permettre aux livres de nous transformer, d'opérer leur secrète alchimie dans nos coeurs trop usés en dehors du sel des mots. 

Découvertes d'exceptions donc : il ne faudrait jamais rencontrer un auteur disait Son héros graphomane. Pourtant grâce à Vous, nous avons pu mettre un visage, une voix sur des livres adorés, et plus merveilleux encore par le charme d'une aura, d'une parole d'un de vos invités, être conduit vers un livre que nous n'aurions jamais pensé ouvrir avec nos pensées trop fermées, et dont l'univers nous est devenu plus que nécessaire. 

 

A vous, le passeur de vies, 

 

Laureline Amanieux.

 

  qui laisse la parole à Jean-Rémi

 

 

         

 

 

Cher Monsieur Pivot,

 

 

Hélas ! Le Vendredi soir, je vais me sentir seul

Y a-t-il moyen d'empêcher cette perte pour la culture ?

Guerroyer peut-il faire changer le cours des choses ?

Impossible ? J'espère pourtant que cette lettre le changera

Et fera changer d'avis le nabab !

Non, vraiment ! Sans vous, la télévision, c'est zéro !

Enfin... sachez que j'ai regardé votre "Bouillon" souvent...

 

Départ... quelle tristesse dans ce mot. Cela

Est vraiment trop bête ! Enfin, j'espère que vous ne partez pas pour le goulag !

 

La solution est pourtant tellement évidente :

 

Attentat ! Putsch ! Sabotage amoureux ! Nous serons avec vous, cela fonctionnera !

Sachez que pour moi, vous serez toujours le grand sachem ;

Sachez que sur ceux qui vous font partir, je crierai toujours "Haro !"

Ah ! Faut-il être bête pour supprimer "Bouillon de culture" ! Que je suis déçu !

Sachez que sans vous le PAF me semblera le summum de l'horreur !

Sachez que vous étiez mon messager culturel, mon Mercure !

Il est l'heure de conclure : sachez donc que votre émission m'a toujours plu...

Naguère la télé pouvait se vanter de vous avoir, aujourd'hui, tout m'y semble creux.

 

Amicalement,

 

Jean-Rémi

 

                                                                        qui laisse la parole à Amandine...

 

 

         

 

 

LES

Mots peuvent en cacher d’autres …

  

 

Cher monsieur Pivot,                                                              Avril 2001, LambesC

  

 

Oasis de  culture dans ce  paysage  trop aride, votre  présence me manquerA

Merci, de m’avoir fait  sentir les  saveurs amères  ou  sucrées de ces  mots eT

Bien sûr, de l’avoir invitée, de  l’avoir  présentée et d’avoir  fait de  ce vendredI

Un jour, une nuit  qui  m’emmena  loin  d’ici. Ce  soir là, me fut lancé  un fiL

Salvateur, qui devint par la suite une source inépuisable de bonheur. MercI.

Toute  cette année, j’ai suivi « Bouillon », vous en pardonnerais-je l’abandoN ? 

Icône  du PAF, c’est  plus qu’un  animateur, qu’un  présentateur  qui s’en vA

Bien plus que  cela, c’est  un  ami qui a décidé  de nous  quitter aujourd’huI

Longtemps, je regretterai celui qui a su ouvrir  les portes du monde  obscuR

Et merveilleux des mots, des assonances,  celui qui me  l’a fait découvrir, ellE.

Sincèrement. Pour toutes ces soirées  trop brèves de poésie : Mille merciS

 

 

Amandine Durand

  

                                              ...qui laisse la parole au merveilleux et fabuleux Papa Lo...

 

 

         

 

 

Sur le bateau livre, nous voguons Péplautes.
Vous fûtes le phare de nos pérégrinations,
Elle
notre Vénus scintillante,
Celle par qui la littérature est entrée dans bien des demeures.
l'auguste Perret vous a chanté, et à l'instar de l'artiste, des écoles
porteront votre nom :
Bernard Pivot
inventeur de la dictée, humoriste au figaro littéraire.
Des écoles élémentaires, cela va de soi,
« Il y a du génie dans chaque enfant »
titriez-vous,
« les écrivains sont des gens bizarres »
annonciez vous un an plus tôt,
« les lecteurs aussi »
auriez vous ajouté si vous connaissiez notre amicale compagnie.
Désormais, vous ne recevrez plus comme à l'accoutumé notre bergère étoile.
Tout le monde l'a vue,
Tout le monde en a parlé,
mais nul projecteur n'éclairait son œuvre comme vous.

Je lisais il y a peu
une chronique, pour sourire
d'un jeune pensionnaire religieux de Quincié-en-Beaujolais,
peut-être,
(ouvrons les guillemets sans s'apostropher !),
il y était écrit que « d'un bouillon de culture naissait la moisissure », il
était meilleur en sport qu'en biologie mais une telle affirmation
pourrait-elle être prophétique ?
Il était aussi écrit que les phares ne s'éteignent pas, ils ne font que
tourner...


Papa Lo, péplautement votre... 

 

                                     ...qui laisse la parole à Vanessa-Tilly...

 

         

 

 

Mais quelle ne fut pas ma surprise, alors je poussais un "Oh!"
Ebahi! Bouillon de Culture: FIN!!! Nous nous dîmes: "Allons-y!
Tentons de rendre un hommage à ce programme et sortons du joug
Aberrant de notre timidité." L'âme tout en émoi
Plume à la main, aujourd'hui je suis décidée à vous écrire
Hello monsieur Pivot! Merci pour votre splendide émission
Y en aura-t-il d'autres, prochainement, de la même trempe?
Stupeur, splendeur, culture, bouillon, savoir, un nouveau regard...
Il faut avouer que vous m'avez sacrément émerveillée.
Que de livres, que d'auteurs, quel enthousiasme subtil...
Un mot, une ligne, une phrase, un bouquin qui vous marqua
Enjoués, révoltés, provoquants, éloquants, conformistes...
Des écrivains, des écrivaines, personnalités multiples.
Et puis un petit bout de femme chapeautée, assise là
Sereine, sans trop l'être, réservée, aux mots plus souvent noirs.
Toute une "tribu" regroupée autour d'elle; nous vous aimons
Unique Bernard Pivot, vous et votre savoir investi.
Bonheur bientôt évanoui attendant un rendez-vous prochain.
Enchantés, et maintenant nous voilà désenchantés déjà...
Silencieux, nous voudrions seulement pouvoir crier : "NON!!!".


vanessa-tilly

 

                                                                        qui laisse la parole à Papy ...

 

 

         

 

 

A cet homme admirable qui est entré dans ma vie alors
qu'il s'apprêtait à quitter la scène.
Cher Bernard, je vous dédit ces quelques vers.

A ton travail éblouissant
Nous t'aimons tant
A mes éternelles lectures indisciplinées
Et nos orfèvreries tardives, heures oubliées
Monsieur Bernard, soyez tranquille
Un peu d'ennui ultime
rendrait également triste

Ton remplacement égoïste
Me blâmera littéralement
Et marquera éternellement
Nos tristes semaines.


Julien Groslambert dit Papy

 

...qui laisse la parole à Laurence...                                                                                             

 

 

         

 

 

A Monsieur Bernard Pivot,
Présentateur de Bouillon de culture


            En cette période où le mercure affiche des variations barométriques bizarres,
j'ai souvenir de vous avoir croisé, il y a un an environ, dans le quartier du Bon Marché,
à Paris.


            - Tiens, Bernard Pivot !
                                                Cette rencontre fugace, un bonheur.
                                                Ce départ prochain, un malheur.

Difficile d'être présente, chaque semaine, à ce rendez-vous de 23 heures devant le
petit écran. Et pourtant... la planète ou presque toute l'a été.
            Facile de l'évoquer, maintenant, avec quelque regret.

Difficile de trouver, par ci par là, la retransmission de "Bouillon de culture" avec le
passage de "son" ou "ses" écrivains préférés.
            Facile d'en parler à tout moment, aujourd'hui, par le biais d'Internet.

Difficile de se résoudre à votre départ de l'émission que vous
avez créée à la Télévision, et cela dans deux mois.
            Facile de vous retrouver , heureusement, ailleurs, dans la Presse.

Par exemple, dans le Journal du Dimanche , entre autres, où votre éditorial est
particulièrement apprécié. En ce millénaire entamé, je suis encore ébaubie de
de votre "papier" du 24 / XII / 2000 !

Alors, à dimanche, Monsieur Pivot, rendez-vous oblige .

 

Laurence Boillot 

 

                                    ...qui a l’honneur de vous laisser deviner qui nous sommes...

 

 

--> Péplum, printemps 2001.

 

 

Et voilà !

Jamais le nom d'Amélie Nothomb n'aura été écrit !

Mais nous avions semé tous les indices possibles et imaginables !!!

Et notre dossier se terminait tout simplement par nos coordonnées.

 

En réponse,

Bernard Pivot nous a fait parvenir ses remerciements à son tour,

sur un petit carton que voici :

 

 

 

collection privée de Marion

 

 

         

 

 

Nous avions demandé à Amélie si elle voulait participer à notre hommage à Pivot. 

Elle nous a répondu qu'elle l'avait déjà fait, avec d'autres auteurs. 

Voici ce qu'elle avait déjà écrit à Bernard Pivot : 

 

Merci Bernard Pivot - Amélie NOTHOMB

"Il y a deux nuits, j'ai fait ce rêve que je certifie authentique : je passais à l'émission de Bernard Pivot et ce dernier annonçait aux téléspectateurs, en direct, qu'au terme de chaque temps de parole, chaque invité serait tenu de sauter en parachute - le studio d'enregistrement étant situé dans un zeppelin, cela s'y prêtait.

Pivot a ajouté : "Un auteur qui refuserait le saut serait disqualifié. Car que penser d'un écrivain qui ne serait pas prêt à sacrifier sa vie pour son livre ?" Je me suis réveillée terrifiée.

Ce rêve signifie probablement quelque chose, mais je ne sais pas quoi."

 

 

         

 

 

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