Laurence présente :

 

Etrange destin

 

 

Paris, le 1er septembre 2002

 

Chère Amélie Nothomb,

 

Depuis que la librairie Péplum m’a recommandé la lecture de votre premier roman « Hygiène de l’assassin », je suis pris d’une crise de fou rire à chaque fois que je relis ce livre. Impossible de l’arrêter.

 

Je suis allé expliquer mon cas à mon médecin : il lui est arrivé la même chose en lisant « Métaphysique des tubes », celui-ci vous ayant découverte en tombant par hasard sur la lecture des Catilinaires qui l’avait séduit et enthousiasmé.

 

Figurez-vous qu’une bombe a explosé devant cette librairie à cause d’un attentat perpétré il y a trois mois. Comme je me trouvais à l’intérieur, je fus projeté au sol, enseveli sous un tas de livres inimaginables.

 

Vous ne me croirez pas mais mon destin semble lié au vôtre car en me relevant – Dieu merci indemne – j’ai senti dans mes cheveux ensanglantés un mélange de mercure provenant d’un thermomètre éclaté et j’ai vu des livres : « Cosmétique de l’ennemi », « Le sabotage amoureux », « La comédie humaine » de Balzac, entre autres, voler au-dessus de ma tête tels des combustibles alimentant un feu.

 

Oh, stupeur et tremblements ! En écarquillant mes yeux, j’ai eu la surprise de constater que le dictionnaire « Robert des noms propres » était ouvert à la page où votre nom figure… Nostradamus… Nothomb !!!

 

Après, je me suis évanoui.

 

Me voilà « nothombisé » littéralement !

 

                                    Pascal Argus

 

 

         

 

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