jill l'elfe présente la nouvelle n°7 :
Robert des noms propres
ou
Claustra
Cassandre
se réveilla dans une salle blanche. Ses yeux tombèrent sur un plafond nu,
soigné, immaculé comme un verre de lait.
Elle se demanda si elle était victime d'hallucinations.
S'étirer…Lentement…Après des heures plongées dans le néant du sommeil.
Ca faisait longtemps qu'elle n'avait passé une aussi bonne nuit…à oublier.
Une sensation agréable de faiblesse se propagea dans tout son corps. Relâchement
total des muscles… La faim formait un léger creux en son ventre, mais elle
s'en fichait royalement.
L'impression de planer, et en même temps la sensation des draps de coton. Elle
les approcha de son visage…Blancs eux aussi.
Etait-ce cela, l'ivresse ? Ses idées flottaient à une vitesse vertigineuse, s'emballaient
et tournaient en son crâne à peine sorti d'un repos salvateur. Des phrases écrites
il y a plus ou moins longtemps par des écrivains lui étaient envoyées par sa
mémoire…
"
Anywhere out of the world "…
C'est peut-être là que je
suis…Il paraît que les chambres d'hôpital sont blanches…
Elle éclata d'un rire rauque et brisé en entendant ces mots résonner dans son
clocher mental.
" c'est-y donc que je deviendrions fol ? " dit-elle, hilare.
Non…Il manquait la camisole de force et la pièce capitonnée…A moins que
les conventions d'usage ne fussent respectées.
Bof…Peut-être plus tard…
Merveilleuse fusion avec le matelas. Elle était allongée les bras en croix.
Adoptons la position assise, pas trop dur.
Ses yeux dévorèrent tout ce qui l'entourait, avant d'examiner minutieusement
chaque centimètre carré d'espace.
Un parquet en bois blanchi, murs blancs, porte blanche, cadre de lit blanc.
Etrange…
Ses yeux mirent sur retour rapide : PORTE !
Elle se rua sur celle-ci.
Fermée.
Bloquée.
Impossible de l'ouvrir. Elle soupira. C'eût été trop beau.
Elle revint s'allonger en position fœtale sur le lit.
Sa situation était exceptionnelle : elle se trouvait dans une NOUVELLE pièce
!Un endroit autre que la Chambre !
Pour quelqu'un, le fait de se retrouver dans une pièce autre que sa chambre
n'est pas particulièrement bouleversant, si Cassandre en croyait les livres…Les
gens passaient en effet dans un nombre incroyable de pièces dès leur naissance.
Mais il en était autrement pour elle.
Elle se mit à fouiller ses souvenirs, à interroger sa mémoire…
Elle ne savait au juste quand elle était arrivée dans la Chambre… D'ailleurs
le nom de " chambre " n'était pas justifié : elle avait passé tout
son temps dans cet endroit. Elle le connaissait parcoeur : forcément, elle ne
s'était mu qu'en cet espace clos.
Oui, clos.
Il n'y avait pas de porte.
Bien sûr elle avait tenté de trouver une issue, un passage secret, une sortie,
mais en vain.
Il y avait dans la Chambre une baignoire qui faisait aussi office de douche, un
lit, un bureau avec une chaise, des toilettes et, surtout, une bibliothèque.
Les meubles, si l'on exceptait la chaise, étaient fixés au sol, il lui était
donc impossible de les déplacer pour voir quel pan de mur ou de parquet ils
cachaient. Elle n'avait trouvé aucun levier derrière les livres de la bibliothèque,
ni quoi que ce soit qui lui eût permis de sortir.
Certes, il y avait une fenêtre… Pas moyen de l'ouvrir ou de la briser en
tapant avec la chaise.
La fenêtre était d'ailleurs la seule vue du Dehors dont elle disposait.
Seul moyen de voir le temps passer…
S'étendait une vaste lande, du Vert à perte de vue…
Combien de fois Cassandre y avait-elle avidement cherché une réponse ? Combien
d'heures avait-elle passé à contempler ce Dehors inaccessible ?
Seul phénomène changeant : les nuages, le ciel, la lande, les planètes, les
étoiles, les arbres… Parfois même elle avait pu voir, plus ou moins bien,
des animaux.
Non. Elle se trompait. Le Dehors n'était pas la seule chose qui changeait. Elle
aussi changeait. Elle ne savait depuis quand elle était enfermée ici, mais il
lui semblait qu'elle y vivait depuis toujours, si tant est qu'on puisse nommer
cela vivre…
Elle ignorait son âge. Il n'y avait aucun miroir dans la Chambre, mais, parfois,
elle parvenait à examiner son reflet dans l'eau du bain ou dans la vitre.
Puis la Bibliothèque changeait aussi.
Elle couvrait presque toute la surface qu'offraient les murs. Depuis toujours,
les étagères en avaient été partiellement remplies.
Très souvent, c'est à dire chaque semaine, un petit monte-charge - petit dans
le sens où elle ne pouvait s'y glisser- lui apportait un stock toujours
renouvelé de livres. Quand les livres ne l'inspiraient pas ou ne lui plaisaient
pas après lecture, elle les renvoyait par le même moyen.
Il y avait toutes sortes de livres : mathématiques, sciences, français,
manuels, romans, livres d'art, etc…
Le monte-charge amenait aussi les repas…
Somme toute, c'était logique : cet appareil salvateur transportait, telle Iris,
le message symbolisant la nourriture, qu'elle fût spirituelle ou physique.
Cassandre ignorait combien de temps s'était écoulé depuis que ses souvenirs
se rappelaient à elle.
Elle se remémora alors sa blessure.
Il était fort probable que celle-ci avait causé sa venue dans cette pièce
nouvelle.
Elle toucha sa tempe gauche…Des points de suture l'ornaient à présent. Elle
grimaça. En touchant la légère bosse, elle avait ravivé la douleur qui se
mit à parcourir ses terminaisons nerveuses.
Tout avait commencé par un réveil sur des chapeaux de roue…
Non. Cela avait commencé bien avant. Depuis longtemps elle se demandait ce
qu'elle foutait enfermée ici. Elle lisait des livres, des milliers de livres,
des milliards de vies différentes. Mais même Edmond Dantès avait connu des êtres
humains avant d'être incarcéré au Château d'If. Elle n'avait jamais vu d'être
humain, sauf si l'on comptait les photographies et tableaux figurant dans le
Dictionnaire.
Son plus cher ami, son seul ami, son plus précieux soutien se nommait Robert.
Robert le Dictionnaire. Elle ne se souvenait plus comment elle avait appris le
langage, la lecture, l'écriture, les nombres, mais elle avait abondamment usé
de ce vieil ami. Il grandissait avec elle, et constituait la seule manière de
savoir en quelle année elle se trouvait : chaque premier janvier, elle
renvoyait le Robert de l'année précédente, et le monte charge lui renvoyait
le nouveau. Si elle ne le redonnait pas, elle n'avait pas accès aux nouveaux
mots…
Parfois, dans ses insomnies, qui étaient fréquentes, elle s'amusait à "
traquer le mot "… Elle décidait de lire un certain nombre de pages de
mots commençant par telle lettre et notait sur des feuilles les mots qui l'intéressaient,
par leur sonorité, leur beauté, leur étrangeté, les intrigues et histoires
qu'ils lui inspiraient… Les livres et les mots étaient devenus son univers.
Elle n'avait jamais entendu d'autre voix humaine que la sienne, si tant est
qu'on puisse vraiment entendre sa propre voix, elle n'avait jamais écouté de
musique, ni vu de films, comme les gens " normaux " des livres le
faisaient.
" Les sanglots loooongs des viiiiolooooons …. ", grogna-t-elle d'une
voix nasillarde.
Ça aide beaucoup quand on ignore les sons que produit le violon…
Cassandre n'avait aucun souvenir d'avant la Chambre. Elle avait forcément
appris les bases avec quelqu'un, quoique… Mais sa mémoire lui offrait un néant
total à ce propos.
Que faire de ses journées ? Lire, écrire, manger, dormir… Dessiner aussi. Rêver…
Mais OU se situait la normalité ? Cette énigme la troublait au plus haut point
: dans la plupart des livres, les enfants et adolescents se rendaient dans un
lieu nommé " école ", voyaient d'autres congénères et aussi des êtres
humains adultes qu'ils nommaient " maîtres ", jouaient dans une
" cour de récréation " ou plus tard discutaient…
Les livres lui avaient tout appris. Elle possédait quelques théories à elle,
mais au niveau de la pratique, elle ne pouvait prétendre à grand chose. Elle
savait beaucoup de choses sur les êtres humains, leur mode de vie, de
comportement, de fonctionnement biologique, leurs mœurs, sans jamais avoir eu
de contact avec l'un d'entre eux.
" hum…Même Adam et Eve étaient deux…à condition que cette histoire
de premiers hommes et d'Eden soit vraie…ce dont je doute fortement, mais
enfin… La vérité est ailleurs… "
Il y a un moment, elle ne saurait dire quand, vu qu'elle n'avait aucune notion
de temps et ne comptait pas les jours en traçant des traits sur les murs, elle
avait commencé à réfléchir à l'origine de sa situation.
Avait-elle fauté, à l'instar du couple précité ?
En ce cas elle avait dû blasphémer bien jeune, mais cette supposition n'était
pas sans lui déplaire.
Qui l'avait mise ici ? Et surtout, pourquoi ?
Autant de questions auxquelles une infinité de réponses était admissible…
Etait-elle, tel le Masque de Fer, une personne dont la présence pouvait
provoquer des remous révolutionnaires ? Ou alors ses géniteurs avaient-ils à
ce point peur ou honte de révéler son existence pour des raisons qui
demeuraient obscures ? S'agissait-il d'une expérience scientifico-sociale dont
elle constituait le seul cobaye ou était l'un des cobayes ?
Le mystère restait entier…
Elle se mit à développer certains troubles : inappétence, morosité, asthénie
(mots découverts grâce aux livres et à Robert le Dictionnaire, soit dit en
passant…).
Dormir. Dormir pour oublier, oublier, oublier… Plus dur était le réveil.
Puis…
Crise d'hystérie. Gueuler des tirades de théâtre en arpentant la Chambre d'un
pas rageur.
Hurler.
" Pourquoi ? Pourquoi ? POURQUOIII ? ! "
" Mais QUI est derrière ça ? "
" A quoi sert ma putain de vie ? ! "
Elle se mit à frapper sa tête contre le mur, les gifles qu'elle s'était
administrées glissaient trop vite.
Anéantissement.
Dernière vision.
Sang grenat qui coule sur le parquet.
Un voile noir.
Rideau.
Puis la Chambre Blanche…
Autant de souvenirs qui se brisaient en flots ininterrompus en son crâne fêlé.
Je suis leur chose. Ils font de moi ce qu'ils veulent ou presque. Mais QUI sont-ils
?
Un rire nerveux monta de ses entrailles et vola en éclat dans le silence.
" Ne pas péter les plombs…
S'ils m'ont emmenée et soignée, c'est qu'ils savent très bien ce qui s'est
passé, ma crise…Des micros ? Des caméras ? Ca ressemble à quoi ?
Attention
! Big Brother's watchin' you !
Syndrôme paranoiaque mon canard…Y
a de quoi ! "
Elle se leva.
Elle s'effondra.
Retour dans la réalité.
Après s'être longuement frotté les yeux, elle se redressa brusquement sur son
séant.
" Merde… De retour dans la Chambre "
Dingue…
La question était : " ai-je rêvé de cette Chambre Blanche ou pas ?
"
Elle toucha sa tempe gauche. La bosse et les points de suture étaient toujours
là.
" Bon, sur ce point au moins je suis fixée… "
Son esprit était obscurci, paralysé par une nappe de brume épaisse.
Des coups retentissaient en elle.
Non.
Les coups ne venaient pas d'elle mais du plafond…
Des coups sourds, répétés.
" Non…Pas vrai ! Ils vont m'enterrer vivante ? "
Effrayée et fascinée par cette nouveauté, elle se recroquevilla sans un bruit
sur un coin de son lit.
Un bout de plafond s'écrasa sur le sol, se morcela en soulevant un nuage de
poussière blanche.
" Raté. Tu ne m'as pas encore eue… "
Elle releva la tête.
Stupeur.
Un visage se découpait dans l'embrasure.
Elle le dévora avec avidité.
C'était un être humain de sexe masculin, semblait-il, des traits fins, des
cheveux blonds, des yeux verts, un teint pâle constellé de taches de rousseur.
" Première rencontre avec un être… Ne noyons pas cela dans un flot de
sentimentalisme rose bonbon…C'est malvenu… "
Ses pensées l'effleuraient à peine tant elle était subjuguée par la
situation. Visiblement l'autre était dans un état similaire : il ne bougeait
pas, trop occupé à la dévorer des yeux.
Il sourit enfin :
- Je peux descendre ?
Elle se retint d'éclater de rire :
- J'ai toujours été enfermée ici, je n'ai jamais vu d'être humain de ma vie
et vous me demandez si vous pouvez descendre ? ! Bien sûr que oui !
Il se mit à rire. Il se suspendit au trou, étendit ses longues jambes et sauta
sans aucune difficulté. Il se redressa enfin. Il dépassait largement Cassandre,
qui devait lever la tête pour observer son visage.
- Depuis combien de temps vivez vous ici ?
Il la regarda tristement un long moment avant de répondre
- Je ne sais pas… J'ai l'impression d'être ici depuis toujours…
- Pareil que moi…
Il se nommait Louis et cherchait la sortie.
- Moi aussi je veux à tout prix sortir de cette pièce ! Mais je me demande
comment tu es parvenu à faire ce trou.
- Ah si tu savais ! Un hasard superbe ! Une latte de plancher bougeait, alors je
l'ai enlevée, et j'ai enlevé le plâtre qui se trouvait dessous.
- Euh, oui… Mais avec quoi as tu brisé ce plâtre ?
- Bon, tous les meubles sont fixés, on est d'accord, mais en tirant bien, on
peut arracher le matelas et le sommier. J'ai simplement pris une des lattes métalliques
du sommier !
Il la fixa avant de reprendre
- Tu veux m'aider ?
- Et comment !
Avec un grand sourire, il lui fit signe de l'attendre et revint rapidement avec
deux barres métalliques. Ils décidèrent de s'attaquer à un pan de mur nu.
Les coups sourds les empêchaient de se parler. Plus tard dans la journée, ils
mirent à jour d'énormes parpaings sous une couche de plâtre.
- Le mieux serait de s'occuper du mortier pour ensuite enlever un parpaing, suggéra
Louis
Cela leur prit deux jours. Quand, enfin, avec la joie fébrile de Carter et Lord
Carnavon devant le cartouche de Toutankhamon, ils purent desceller un parpaing
et s'attaquer à une couche de plâtre…
Jeannette s'était étendue sur le lit…Balançant ses longues jambes maigres
dans le vide, elle se mit à chantonner
" Qui s'en ira la chercher ? Qui saura la retrouver ? Qui voudra bien lui
parler ? Qui saura l'aimer ? Qui saura la consoler ? Qui saura la cajoler ? Qui
saura la caresser ? Qui saura l'aimer ? Elle est seule, paumée dans la…
"
Un coup retentit en la pièce. Elle se redressa, mi-interdite, mi-intriguée, le
cœur battant à tout rompre…
Après avoir frappé sans succès une première fois, Louis et Cassandre décidèrent
de prendre leur élan et de foncer tête baissée sur le mur, maniant leurs
barres comme des lances.
- OK. Essayons la technique du bélier…Un, deux, trois !
Le mur se rapprochait, se rapprochait, se…
Vola en éclat.
L'impact fut assez violent.
Ils traversèrent le mur et des plaques de plâtre s'écroulèrent sur eux,
tandis qu'une poussière blanche s'élevait dans les airs.
Jeannette réprima un hurlement lorsqu'elle vit deux êtres passer à travers le
mur et être engloutis sous les décombres.
" Ca doit être la réponse à la chanson… "
Elle n'osa bouger. Rien ne remuait.
Cassandre ouvrit les yeux, toussa un bon moment et se retrouva nez à nez avec
une chaussette à rayures… Elle se tourna vers la forme qui devait
correspondre à Louis, et réprima un rire en voyant son air groggy. Elle sentit
soudain ses yeux aimantés par la chaussette à rayures, se glisser le long des
chaussettes, du corps fin enveloppé dans une longue robe de velours noir. Quand
elle découvrit son visage…Toutes les années s'effacèrent à la vue de ces
grands yeux gris-bleu, de ces traits si bien dessinés, de ce sourire mi-intrigué
mi-espiègle, et, surtout, de cette longue chevelure noir corbeau qui la voilait
en partie jusqu'aux pieds.
" Pour l'absence d'émotions nunuches, c'est raté ", songea-t-elle
Louis était à présent bien conscient et regardait la scène d'un air amusé.
S'il n'y avait eu l'air hébété de Cassandre, nul doute qu'il se serait, lui
aussi, oublié dans la contemplation du visage de l'inconnue.
Cassandre croisa le regard de la jeune fille et rougit.
Gênée, elle bafouilla
- D.. désolée…pour le désordre…On cherchait la sortie… "
Louis n'y tint plus et se tordit de rire, se roulant littéralement dans la
poussière et tapant du poing sur le sol pendant cinq bonnes minutes.
L'inconnue sourit davantage, puis se mit aussi à rire, d'un rire aérien, léger,
dont les notes sortaient en cascade.
Cassandre se rendit compte du ridicule de la situation et scruta Louis d'un air
faussement indigné
- Oh ça va, toi !
Entre deux éclats de rire, Louis parvint à glousser
- Si tu t'étais vue, c'était d'un cocasse ! Tu aurais tout aussi bien pu dire
- il prit un air penaud- Excusez nous, on a oublié de frapper avant d'entrer…
"
Et il repartit de plus belle…
- Mais on a frappé avant d'entrer !, le tança Cassandre, à demi outrée.
Jeannette n'avait jamais rien vécu de semblable dans sa vie…Rien... Puis, bam
! Deux êtres humains surgissaient sans crier gare dans sa vie. Elle prit la
parole
- Euh… Et quand on rencontre un être humain pour la première fois de sa vie,
il existe des règles d'usage ?
Louis s'assit en tailleur, l'air très sérieux :
- Voyez vous, les gens de l'extérieur, les gens qu'on pourrait qualifier de
" normaux ", entourés sans cesse d'êtres humains, ne se soucient guère
de ce genre d'événements… Un bébé rencontre dès la première minute de sa
naissance plusieurs personnes… Ca a dû nous arriver, mais en tout cas nous
avons un sacré retard au niveau " relations humaines "…
- Nous sommes vraiment un cas à part, reprit Jeannette
Ils discutèrent de leur situation, avec des " Ah, toi aussi ! ",
commentant leur enfermement permanent et l'absence de raisons explicatives.
Cassandre parla enfin de son bref séjour dans la Chambre Blanche, après sa
crise d'hystérie.
- Comment ont-ils pu savoir que je perdais mon sang ? Je veux dire, est-ce
qu'ils nous observent par des miroirs sans tain, des interstices, des micros,
des caméras
concours Robert des noms propres