Leibowitz (Jack) présente la nouvelle n°1 :

 

Présence du futur

ou

Fragment de sphère avec son ombre portée

 

 

 

Bien après minuit, une étoile m’a dit : le ciel est mort, désormais je suis une légende ! Ecoute, écoute ! Le Styx coule à l’envers ! Et la mort peut danser : le temps du twist est revenu dans le pays d’octobre !

  Debout les morts, le train fantôme entre en gare, direction la foire des ténèbres et ses machines à bonheur : un remède à la mélancolie !

 

  Quand les ténèbres viendront, à pied, à cheval, en fusée, l’orphelin de Perdide découvrira qu’il faudra bien se résoudre à mourir seul, loin du pays natal. Et les dieux eux-mêmes rejoindront le dernier cimetière, à l’ouest d’octobre.

 

  Par delà le mur du sommeil, le rêveur de chats observait ce qui mordait le ciel avec les crocs de l’enfance : le signe du chien. Cruautés !

  Dans un sommeil de sang, Siva peignait un portrait du diable en chapeau melon avec la substance mort. Tableau du délire !

  Nés d’entre les morts, la petite fille et le doberman recueillaient les larmes d’Icare et la couleur tombée(s) du ciel dans le champ du rêveur. Humanité provisoire !

  Sorti de la fin de l’éternité grâce à la procédure d’évacuation immédiate des musées fantômes, Mozart en verres miroirs pénétra dans le dernier restaurant avant la fin du monde et dit : « Salut ! Et encore merci pour le poisson ! »

  Alors que, toujours câblé à la schismatrice, le chien courait sur l’autoroute en criant son nom : « Noô ! »

  Ainsi finit le monde…


 

 

         

 

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