Voyagez un instant

au pays de Nicole

 

 

 

Autres noms :

N., Ninette, Nico

 

Date du premier message sur Péplum :

Le lundi 27 septembre 1999  (c'était le message n°30 !!)

Il s'intitulait : [peplum] Re: from JAPAN

 

Date de départ de Péplum :

Il n'en est pas question !

 

Particularité :

Nicole, elle aime jouer avec les mots, les maltraiter, les déformer, les reformer...

Nicole, on aime quand elle joue avec les mots, qu'elle les maltraite, les déforme, les reforme...

Nicole, elle écrit doux et piquant.

 

Adresse de courriel :

nicole.cholewka@lsh.u-cergy.fr

 

Questionnaire sur la lecture proposé par *Tenore :

 

1° Quel(s) souvenir(s) avez-vous de votre apprentissage de la lecture ?

Ouiouioui je pourrais écrire des pages et des pages là-dessus. J'fais partie d'ces dinos (bonjour Jura) qui sont allés tard dans une classe unique et une cambrousse perdue : encre, pâtés, bûchettes ... une caspule deux caspules ... des bâtons à la craie sur le tableau le premier jour de classe, le vieux poêle au fond, ouais comme dans les romans que. Pas de souvenirs d'effort petite, l'émerveillement rapide de découvrir que ce long mot pa   pi   ll   onnn  dit tout haut ça fait : papillon!! Souvenir de "puissance évolutive" ..  mais l'horreur de la lecture collective, ou pendant une heure pleine (sans doute, j'espère, était-ce moins long, mais le temps semblait infini alors) on relisait le même texte, en suivant avec le doigt, chacun quelques lignes, en écopant d'un mauvais point et d'un moquage verbal en règle si on ne suivait pas. Et en plus, en CE1, Patrice D me tirait les nattes sans arrêt (marrez-vous pas, les pelotes, j'vous entends d'ici)  pendant que revenait sans cesse le python bicolore de rocher, la petite fille qui voulait pas boire son huile de foie de morue ou Poil de carotte qui allait fermer sans arrêt, tous les quarts d'heure, la porte du poulailler. Je sais pas vous, mais moi, de lire et relire ces tout petits bouts, j'imaginais que dans le livre "en vrai" "entier", l'histoire se développait entre les lignes, comme si ce qu'on nous faisait lire n'était qu'un concentré, un "digest". Quand j'ai lu Poil de carotte, un peu plus tard, je n'ai pas compris pourquoi, en lisant : hé bien, désormais, tu iras les fermer tous les soirs...  je ne découvrais rien de plus, ce soir là, que dans la pénombre du poulailler et de mes souvenirs. Bon pi j'arrête là ... encore.. qd mm ... elles étaient atroces vos cerises ma pauvre Mamette, ce qui ne m'empêcha pas de les manger jusqu'au bout, sans sourciller...   aussitôt les lions de St Irénée se ... je ... tè .. rent ... sur ... lui ... et ... le  dé ... vo ... rè...rent (cherchez pas, apprentissage de la lecture par une fillette ds Les Lettres de mon moulin) ..   voyez bien qu'faut pas qu'j'réponde à c'questionnaire.

 

[...]

 

7  Avez-vous des livres ou magazines dans vos toilettes ? Lesquels ?

Non ... non .. on ne mélange pas les genres : ce qui rentre par les yeux a t'il à voir avec ce qui s'évacue par ailleurs ? Epi chépa vous, mais pour ma part je n'éprouve aucun plaisir à lire  les fesses à l'air...

 

Bon, allez encore une j'vais pas terminer par les wawas.

 

9  Le poète que vous ne cesserez jamais de relire/de vous réciter ?

Vous étonnerai-je si je vous dit qu'il me reste beaucoup de bribes (parfois très grosses) de l'école (au sens larrrrge ; de mon temps, on apprenait énormément de choses par coeur, et jusqu'en troisième...) alors je vous la fais tout petit vrac ...

... l'étoile a pleuré rose au coeur de tes oreilles l'infini roulé blanc de ta nuque à tes reins ... je ne viens point ici par de jalouses larmes vous rallier un coeur qui suffit à ses charmes.. le coup dut l'effleurer à peine aucun bruit ne l'a révélé... ne vois-tu pas le sang lequel dégoutte à force des nymphes qui vivaient dessous la dure écorce ... le transparent glacier des vols qui n'ont pas fui ... le long d'un clair ruisseau vivait une colombe ... alors je l'ai mis dans ma culotte il a sauté dans la casserole ... il faut allumer la lampe ... je vous aime gars des pays blonds beaux conducteurs de puissants attelages ... les cochers ont le nez bleu ... petite souris grise pâle dans le noir ... tu contemples son âme dans le déroulement infini de sa lame ... dans son sang qui se fige ... langoureux vertige ... j'ai trop pleuré les aubes sont navrantes ... comme une fleur s'épanouir ... faites-la sortir quoi qu'on die… et d'ineffables vents m'ont ailée par instant ... fendre le froid qui nous retient nuage en ta vie aussi menacée que la mienne ... arma virumque cano, Trojae qui primus ab oris Italiam ... je ne suis pas née pour la haine mais pour l'amour ...  là-bas d'un flot d'argent brode les noirs ilots ... Arrêtez-la cette charogne, mettez-lui deux trous rouges au côté droit .... elle arrête plus ... arrrh....

Je vais tomber par terre, c'est la faute à la petite école

                                                       au bout du village

                                                       qui depuis des mois doucement dormait

                                                       par un frais matin plein de babillages

                                                       a ouvert ses portes et ses "lobolets"........ to be continued... continued ... contin ....con... zzz zzz zzz

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