Voyagez
un instant
au pays de *Manon de Sercoeur
Autres noms :
La Lynxette, *M, la Poissonne
Date du premier message sur Péplum :
Le lundi 13 mars 2000. (c'était le message n°1087)
Il s'intitulait : [peplum] La Mélie et moi...
Date de départ de Péplum :
*Manon de Sercoeur a déjà fait plusieurs fois ses adieux, mais le définitif n'est pas prêt d'arriver, soyez rassurés !
Particularité :
*Manon est la plus mystérieuse de tous les Péplautes.
*Manon est la seule Péplaute dont Amélie ne croit pas à l'existence et *Manon est la seule Péplaute qui ne croit pas à l'existence d'Amélie.
*Manon de Sercoeur est la créatrice de presque tous les jeux de mots abscons et merveilleux qui traînent sur la Maligne-Liste.
*Manon en connaît un rayon sur.... Sur tout ! Et surtout sur l'astre au logis.
Adresse de courriel :
Parcours mélienpique : (Soit : comment on a découvert Amélie et ses livres...)
On va tous y passer... sourire...
1993 - Hygiène de l'assassin - ?
"Mme B*** ? Euh... il faudra encore attendre... quelques heures..." (quelques années?)
Je n'ai pas encore pris l'habitude - la manie - Virginale d'"entrer" en fichier mes livres. Les cartons de bouquins gisent dans les placards (ils y sont encore, jusqu'au prochain déménagement ! ) Plus trace de ce livre donc, ni de "jugement", mais je me souviens que l'auteur a réussi son coup - Prétextat m'horripile d'avoir souvent raison, il englobe son créateur (qui n'a pour moi ni figure ni sexe tant il a réussi, etc) et me titille, et comme je cherche un punching-ball mental il fait l'affaire. Comme le nounours ("objet transitionnel" on dit, t'es pas moderne Manon!) il sera ensuite relégué, mais l'heure de sa revanche (décembre 2000) a sonné, ces jours-ci le recherche fébrilement (je sais en poche c'est pas cher mais c'est affaire d'honneur - ah oui au fait je n'achète QUE du poche, sauf quand je ne pas, et dans ce cas là c'est looooouuuurd de sens je vous dis pas...)
1995 - Le Sabotage amoureux - UN CHEF D'OEUVRE
"Attends Lou, écoute encore celle-là..."
Accalmie dans ma vie. Je tapote distraitement sur le nitel - tout est bien mort là, passons. *Noodles et S******* ont disparu, rangés sans doute, et les vautours déchiquettent sans risque les restes. Je n'attends rien, je ne m'attends à rien , je dévore des livres. Epuisée je me "contente" de nouvelles et je découvre le genre - peu de SF (je digère vingt ans de la chose) mais Béatrix Beck, Fournel etc.... et puis je lis CA, un roman tiens... Je fais chier tout le monde aves, les petites filles c'est mon truc du moment. Et Lou, gentil mais froid, "oui... oui... mais... euh pas vraiment tu vois".... (Pourtant, Lou, Rosaleen ! )... Je commence à "entrer" mes livres, et dans mes catégories (oui oui : légiste, bibliothécaire ou archéologue, suis faite pour et comme ça) celui-ci se trouve au pinacle, chef-d'oeuvrisé ! )
Printemps 1996 - Les Combustibles - UN BIJOU
"A rendre pour le..."
J'enseigne en collège, encore. Je m'emmerde, mais je n'ai pas l'audace de songer que mon agreg toute fraîche y est pour quelque chose. A preuve, je songe que je pourrais "faire" ce bouquin avec des grands de troisième, mais ceux de cette année, euh...!
Je rends le livre au CDI. Je ne sais plus, ni quand je l'ai acheté, ni quand je l'ai appelé "bijou". Mais je n'ai pas tout de suite saisi son génie dramatique (une leçon du petit Docteur).
1997 - Les Catilinaires - VENDU
"Oui... je vous écoute..."
Non, non, franchement la maïeutique aux forceps, les fantasmes glauques, le débat sur/avec le corps, RAS LE BOL ! Je me gave de ça, bonjour le foieeuuuuuu graaaaas beeeeerk devant un verre sans désir dans un café sans lumière dans une période sans répit, et je m'en débarrasse sans un commentaire dans mon logiciel. (Plus tard je pourrai remarquer que c'est son deuxième "avec" sinon "sur" l'obésité, et j'entreverrai une explication).
Juin 1998 - Peplum - UN EXERCICE
"Il faut ab-so-lu-ment lire ça les enfants ! "
"Les enfants" ce ne sont jamais mes élèves - quel que soit leur âge. Ce sont les collègues, les copains les complices, et je les bassine à mort avec ce livre, parce que Pompéi, parce que la SF, parce que le dialogue, parce que le conte philosophique, parce que le politiquement incorrect, parce que foutrezeus c'est BON. Et je tends l'objet, impérative, à ma victime du jour (je le rachèterai quatre fois, les autres ont craqué avant et l'ont fini dans LEUR exemplaire). Non mais ! Préceptrice, prescriptrice !
.....................................
Pause... je vous envoie déjà ça...
*Manon, le temps retrouvé
Bon, où en étais-je ?
Ah oui : au tournant. A la pause.
L'été1999, calme plat. Mélie accouchera en septembre, mais je n'en sais encore rien. De l'édition la
*Lynxette n'a que foutre : elle prend ses quartiers dans le Haut-Jura, et s'entretient en tête-à-tête avec le jean-le-blanc quand tout dort dans la tanière.
Un soir, mystère des hasards et réciproquement, elle lit une signature familière sur des écrans exsangues et décroche son téléphone (oui, l'instrument du diable qui lui donne des boutons) :
- Allô B***? C'est M***.
Résumons la suite du dialogue et les messages suivants :
- Et qu'est-ce que vous avez fait toutes ces années, à part vous cacher ?
- Essayé de pondre... Et vous que fîtes-vous, à part dire merde à votre brillante mais morne carrière ?
- Je vous ai cherchée, et j'ai trouvé Amélie.
- Racontez...
- Dites-moi tout...
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1999 - Attentat - UN CAS
"A Manon de Sercoeur, en espérant vous rencontrer"
*Montalte va mitrailler sa Déesse, comme régulièrement. Je lui suggère de me faire dédicacer une oeuvre, il a un Attentat de trop dans ses rayons, va pour l'Attentat, et Mélie donc me gratifie - c'est trop c'est trop - de cette invite à tous les coups sincère. Dès réception, je me plonge... et si je suis éblouie par les pages oniriques (le fantasme de l'arène, à la hauteur de Mandiargues et plus !) et ravie par l'humour féroce (les chaud-et froid de l'hôtel japonais, avec au passage les références culturelles toujours si aisément venues sous sa plume), en revanche je ne "marche" pas à l'histoire, trop "évidente". Ne me lapidez pas! Evidente pour du
Nothomb... sourire... Un conte philosophique illustrant - déjà - la réflexion qui nous est chère, "les vrais pervers ne sont pas ceux qu'on croit" (et les victimes sont des bourreaux en puissance). Ca reste, au demeurant, un
Nothomb, c'est-à-dire bien meilleur que les autres du top-ten de la rentrée littéraire...
29/08/2000 - Métaphysique des Tubes - UN CHEF D'OEUVRE
"Pour toi [...] ces tubes drolatiques [...]"
Pour le coup je l'attendais celui-là... devenue péplaute depuis le printemps, prise dans la couvade haletante avec vous tous, et, le comble ! débarquée chez
*Montalte le matin même de l'accouchement divin... Je le lui achète, il me l'achète, on se le signe, on échange nos encres et j'achève dans le train du retour ce qui est pour moi son oeuvre la plus aboutie, autobiographique de façon provocante, invraisemblable de façon désinvolte, vraie et drôle et universelle, la politesse du désespoir comme je l'aime... Mes valises à peine défaites c'est le courriel enthousiaste. Je n'en suis pas encore revenue.
Octobre 2000 - Stupeur et Tremblements - A ACHETER
"A rendre pour le..."
Non, je ne craquerai pas ! En attendant le poche, j'emprunte l'avant-dernier né au
CDI. Je m'attends à être modérément touchée, ayant lu et entendu tant de niaiseries sur le mode "que c'est vrai ce témoignage sur l'entreprise nipponne..." (Eût-ce été vrai que cela m'eût fait bien mal aux seins ! ) Ouf, ce n'est pas du tout cela, c'est Elle, comme je commence à la "connaître" dans ses mimiques et ses inflexions, intensément comique et profonde et inventive, et je me prends à espérer que le mouvement ascendant va continuer s'il se peut (car le cri d'enfance du Sabotage excepté, l'oeuvre me semble s'affiner...)
Octobre 2000 - Mercure - UN CAS
"Je suis bien d'accord avec vous."
Ben non, ben non... A sa sortie je me "paie" celui-ci, et zutre, c'est un second Attentat... Elle a donc des piétinements dans l'ascension la demoiselle? Ou aurait-elle mal choisi ce qu'elle a publié, dans la masse de sa production que nous savons abondante ? Que sera, sera... Nous voici d'accord, le Lionceau et moi, dans la déception comme naguère dans l'enthousiasme. (Heureusement, nous avons Balladur pour nous affronter... héhé...)
Voilà, Messieurs zet Mesdam(oisell)es, mon tableau de chasse mélien, sans ordre et sans médailles, à vos pieds...
*Manon, nothombophile de mes deux
Questionnaire sur la lecture proposé par *Tenore :
Oui,
ouiiii j'ai mis du temps à répondre...
J'étais
OQP à lire, dame !
1° Quel(s) souvenir(s) avez-vous de votre apprentissage de la
lecture ?
Pas
un apprentissage, une éducation... préscolaire, paternelle.
(A
la maternelle, j'avais déjà "mon" bureau à la droite de la maîtresse,
et on nous foutait la paix moi et mes livres, seule façon de l'avoir avec moi -
la paix... Mes hommes pourront confirmer que je n'ai pas changé... héhé)
Aujourd'hui
les rôles se sont renversés.
2° Vos lectures préférées lorsque vous étiez enfant ?
Celles,
forcées ou choisies, de la *Bête des Vosges, mon aîné de quatre ans (d'où
Hergé à la maternelle, Dumas, Corneille, Hugo en primaire, SanA, Guy Breton et
bien pis en premier cycle...)
3° Aimez-vous la lecture à haute voix ? Comment ? Pourquoi ?
Chance
pour moi d'aimer le faire, parce que ça fait partie du métier (peut-être la
meilleure part d'ailleurs, cf. Pennac).
Malchance
pour mon entourage qui se voit infliger ça à longueur de journée ( qui a dit
"et de nuit" dans le fond ? )
4° Votre conte préféré ?
La
Petite Sirène (le plus
poissonnesque d'un Andersen qui s'y connaît en masochisme)
5° La meilleure adaptation cinématographique d’un roman ou
d’une pièce de théâtre ?
Plus
un bouquin est simplet, plus c'est facile d'en faire une bonne adaptation...
rire...
Dans
le genre mission impossible, en revanche, difficile de faire mieux que le
Temps retrouvé de Raul Ruiz.
Côté
théâtre... la palme à un opéra - la Flûte enchantée de Bergman.
6° Apprenez-vous par coeur certains poèmes, répliques de théâtre ou passage de
romans ?
Je
ne les apprends pas, je les sais...
(et
je les inflige à, etc.)
...
sans compter les chansons !
7° Avez-vous des livres ou magazines dans vos toilettes ?
Lesquels ?
Non,
mais mes hommes en ont tous.
(
Vivement mes toilettes perso qu'on n'y trouve plus que du PQ ! )
En
revanche, j'aime bien lire dans la baignoire... certains de mes poches ont
appris à nager très jeunes... édr !
8° Avez-vous plusieurs lectures en chantier ? Combien ?
Lesquelles ?
"
Combien, mon enfant ? "
"
Mon père, je ne saurais même plus les compter ! "
Au
minimum, un pour le boulot, un pour le ciboulot, un pour le luxe, un pour la
luxure, un pour le jeu, un pour le Je, et un pour chacune de mes victimes
("Je le finis et je vous le passe, il est pour vous celui-là")
9° Le poète que vous ne cesserez jamais de relire/ de vous réciter
?
Verlaine,
Verlaine, Verlaaaiiiiiine !
Et
Racine... "Dans un mois, dans un an, comment souffrirons-nous / Seigneur,
que tant de mers me séparent de vous ?"... "Je ne l'ai point encore
embrassé aujourd'hui"... "J'ai langui, j'ai séché, dans les feux,
dans les larmes"... "Approchez-vous, Néron, et prenez votre
place..."
10° Le livre que vous avez lu le plus rapidement ? Le plus
lentement ?
Le
plus rapidement... il y a de la concurrence ! Quand j'aime, je dévore ( pas de
commentaires, dans le fond ! ) quitte à y passer la nuit. Proportionnellement
à la taille, peut-être ai-je battu mon record avec Autant en emporte le
vent. ( Mais je me suis fait la Cosmétique en une heure et des
poussières, *Montalte ? chrono ? sur ce banc genevois ? )
Le
plus lentement : Les Confessions de Jean-Jacques. Pour déguster tout ce
qu'il dit... et rêver sur ce qu'il n'écrit pas.
Mitchell
c'était un Edelzwicker, Rousseau c'est un Tokay.
11° Le(s) livre(s) que vous ne rangez jamais dans votre bibliothèque
et qui traîne(nt) toujours ?
Ceux
qui attendent d'être offerts (par téléphone, courriel ou par la poste).
Et
les érotiques.
12° Préférez-vous les éditions de poche aux éditions
originales ? Pourquoi ?
Je
cherche à gagner de la place, alors je revends les originaux quand j'achète
les poches et je revends les poches quand j'achète les recueils (Bouquins,
Omnibus, Pochothèque...)
Mais
ça reste quand même Augias, Danaïdes et compagnie, ici... !
13° Quel est votre rapport physique à la lecture ? Debout ?
Assis ? Couché ?
Mon
rapport physique à mon corps, c'est "on est mieux assis que debout et
couché qu'assis".
Je
l'applique à tout, y compris la lecture.
14° Vos lectures sont-elles commentées « crayon en main » ?
Avant
lui, jamais.
Depuis
lui, toujours.
15° Offrez-vous des livres ?
Je
n'arrête pas !
Même
à la Mélie ! (Au dernier des Romains de mon *Tebello)
16° La plus belle dédicace ? (Qu’elle soit de l’auteur ou de
celui/celle qui vous l’offrit)
Un
mot d'espoir désespéré sur un Fragonard que je n'ai pas abandonné.
17° Quel est votre rapport sensuel au livre ? (son odeur, sa
texture, les sons des pages tournées …)
La poussière me
fait tousser...
18° Quel(s) est/sont le(s) auteur(s) dont vous avez lu l’oeuvre intégrale ?
Ce
n'est pas un critère de mes goûts : Rimbaud, Stendhal, Racine, c'est facile.
Hugo,
j'aimerais bien mais il en reste toujours, la vache ! Comme Zola... leur manie
de la politique !
19° Le livre qui vous a le plus fait rire ?
Le
Journal de Cormary.
20° Le livre qui vous a le plus émue ?
Idem.
21° Le livre qui vous a terrifiée ?
Idem.
22° Le livre qui vous a fait pleurer ?
Id...
euh non, à question de Poissons, réponse de Poissons : la majorité... !
23° L’avertissement/ l’introduction qui vous a le plus marqué
?
"Commencez
par me lire" (ARAGON)
Et
vit d'amant... mais on devrait y penser plus souvent ... sourire.
24° Le titre le plus marquant/original/décalé/astucieux ?
Du
côté de chez Swann et A
l'ombre des jeunes filles en fleurs (on l'a oublié, mais c'était d'un
culot monstre ! )
25° Décrivez votre/vos bibliothèques.
M'en
parlez pas, le prochain déménagement me donne d'avance des suées...
26° Le(s) livre(s) dont vous vous êtes finalement débarrassée ?
Tous
ceux que j'ai bêtement achetés en double !
27° L’endroit le plus insolite où vous lisez ?
En
marchant dans la rue.
28° Il ne vous reste que trois jours à vivre, que souhaitez vous
lire ou relire ?
Lire
: Notre histoire.
Relire
: nos lettres.
29° Votre livre d’art préféré ?
Henri
Matisse, roman.
30° La bibliothèque idéale ?
Elle se construit dans ma tête, avec vous tous, jusqu'à la fin.