Celeborn présente

          Sa lettre d'amour à AlZanOr* (n°2) :

 

Un "A" comme mon Amour, naissant, débutant, encore incertain, faible comme la flamme du bougie, tremblottant comme un nourrisson. Un "A"  sans nuage de mouches, un "A" décoloré, sans colorants mais que je veux conserver, un "A" ouvert, béant, voisé avec conviction désormais.

 

Un "L" pour ne pas pouvoir s'envoler... il m'en faudrait deux. Un "L" pour avoir le désir sans la réalisation, l'envie de l'idéal sans la possibilité de l'atteindre, la quête sans le but [attention, contrepétrie]. Un "L" lamartinien, pleureur, amoureux de sa douleur, plaintif et lançinant... un "L" pour t'apitoyer.

 

Un "Z" qui veut dire Zorro. Un "Z" qui ose, un "Z" pour t'éblouir, un "Z" puissant, courageux et même un peu ridicule. "Z" comme Zora la Rousse, "Z" comme Zorglub. Un "Z" qui enfin n'est pas à la fin, un "Z" qui nous laisse un avenir, un "Z" porteur d'espoir.

 

Encore un "A", car on en reviens toujours à l'Amour. Un "A" pour te le redire, un "A" pour te le répéter, un "A" pour t'en abreuver au risque de t'en écoeurer. Je te sussurerai encore et encore les mêmes mots, les mêmes phrases ; mes déclarations se reflèteront à l'infini dans les miroirs de mon Amour, mon amour... mon amour mon amour mon amour mon amour mon amour... Tu vois, je ne peux m'arrêter

 

Un "N" pour la chasser ! Un "N" pour l'effacer. En haine de la haine, un "N", un "N" pour te prouver que je peux être dur (pfiou le double sens...), cruel souvent, inaccessible parfois... Un "N" pour t'énerver, pour t'exciter, pour qu'à ton tour tu saches comme c'est agréable et bon et divin et fabuleux que d'attendre que sa souffrance cesse par la bouche de l'aimé. Un "N" pour te faire ramper à mes pieds afin que je ne rampe pas au tiens trop longtemps.

 

Un "O" rond comme la terre, rond comme une orange, rond come une sucette Chupa-Chups... Un "O" universel, complet, en harmonie, car toi et moi ne formons qu'un. "O" comme la surprise, comme le Yin et le Yang qui s'embrassent, "O" comme la peur aussi, une peur enfin commune. Un "O" plein de toi, de moi, et donc de nous.

 

Un "R" pour respirer, bien sûr. Pour sentir ton odeur, m'imprégner de ton parfum et le conserver jusqu'à la fin des temps dans un flaçon secret. Un "R" car tu n'en manques pas et que c'est ce que j'aime chez toi, Un "R" pour oser, pour tout casser et reconstruire après notre histoire sur des ruines. Un "R" pour éroder aussi, pour rendre les arêtes douces et les contours moelleux, un "R" pour t'envelopper, te caresser toujours, t'effleurer, un "R" qui aurait des doigts et une bouche pour sans cesse te redécouvrir.

 

Et tout ça pour quoi, mon amour ? Tout ça pour l'étoile à la fin de ton nom.

 

 

 

 

 

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